November 2, 2026

🌱 HIKING, CIVIC ENGAGEMENT, AND ENERGY TRANSITION: CERADD LEARNS IN THE FIELD

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Le 26 septembre 2026, le CERADD a pris part, à travers une de ses volontaires, à une randonnée organisée par l’Association des Acteurs de Développement (ADEV). Pensée comme un moment de détente, de convivialité et de sensibilisation, cette initiative a surtout offert un cadre original pour rapprocher les acteurs du développement des réalités du terrain et favoriser les échanges autour des grands enjeux environnementaux de notre époque.

La journée a débuté dès 7 heures au carrefour Meec, point de rassemblement des participants. Le top départ a ensuite été donné par Mme Félicité DJOUKOUO, Directrice exécutive de l’ADEV, lançant officiellement la randonnée. Dans une ambiance à la fois dynamique et chaleureuse, les participants ont pris la route dans un véritable esprit de groupe. Musique, pancartes, bouteilles d’eau, encouragements, rires et quelques moments de fatigue ont rythmé le parcours.

Mais au-delà de l’effort physique, cette marche était aussi une expérience collective fondée sur la solidarité. Le principe « Don’t leave no one behind » a accompagné les participants tout au long du parcours : avancer ensemble, s’encourager, adapter le rythme aux capacités de chacun et veiller à ce que personne ne soit laissé derrière. Une philosophie qui fait réellement écho aux principes mêmes d’un développement véritablement inclusif.

Le parcours à travers les collines et les paysages de la localité de Nkolso’o a également permis de redécouvrir autrement notre environnement immédiat. Parmi les temps forts de cette randonnée figurait la visite d’une propriété privée connue sous le nom de « domicile de M. Amadou Ahidjo », présentant un intérêt écologique particulier. Une précision historique s’impose toutefois : il ne s’agit pas de l’ancien Président de la République, mais d’un homonyme, propriétaire des lieux et fils autochtone de la localité.

Après plusieurs kilomètres de marche et cette étape de découverte, les participants se sont retrouvés autour d’un moment d’échanges consacré à la transition énergétique. Ce temps de réflexion constituait l’un des moments clés de la journée. Il a permis de dépasser la dimension sportive de l’activité pour interroger collectivement les transformations nécessaires face aux défis climatiques et environnementaux contemporains.

🌍 La transition énergétique : de quoi parlons-nous réellement ?

Les discussions ont notamment porté sur la nécessité de penser la transition énergétique au-delà d’un simple remplacement des énergies fossiles par des sources d’énergies renouvelables. La question est plus profonde : quel modèle énergétique voulons-nous construire et au bénéfice de qui ? À l’approche de la COP31, qui se tiendra à Antalya, cette interrogation prend une importance particulière. Les débats internationaux sur le climat continueront de mettre en lumière la nécessité d’accélérer la transition énergétique, mais également celle de garantir une justice climatique entre les États et les populations.

Pour les pays africains, cette transition représente un défi majeur, mais aussi une formidable opportunité. Il ne s’agit pas seulement de répondre aux injonctions internationales en matière de réduction des émissions. Il s’agit également de répondre à des réalités propres au continent : l’accès encore insuffisant à l’énergie, la précarité énergétique, les besoins croissants des populations, l’industrialisation, l’emploi des jeunes et la nécessité de préserver les écosystèmes. La question fondamentale est donc de savoir comment réussir une transition énergétique qui soit à la fois écologique, économiquement viable et socialement juste.

Car l’Afrique ne peut être uniquement spectatrice des négociations climatiques internationales. Elle doit pouvoir y porter ses propres priorités, ses réalités et ses solutions. La justice climatique suppose notamment que les responsabilités historiques soient prises en compte, que les financements climatiques soient accessibles et que les pays en développement disposent des moyens nécessaires pour transformer leurs systèmes énergétiques sans compromettre leurs aspirations légitimes au développement.

Pour nous, la transition écologique ne peut donc pas être pensée sans les territoires, sans les communautés et sans les jeunes. Elle doit s’appuyer sur la connaissance, la sensibilisation, l’innovation et surtout sur la capacité des acteurs locaux à transformer les enjeux environnementaux en opportunités concrètes de développement.

La journée s’est poursuivie dans une atmosphère tout aussi conviviale avec plusieurs activités ludiques et participatives : quiz, courses, challenges et autres jeux, permettant de prolonger les échanges tout en renforçant les liens entre les participants. Ces activités ont apporté une touche de légèreté après l’effort et les réflexions de la matinée. Aux alentours de 13 heures, la journée s’est achevée par une photo de famille, immortalisant cette expérience collective. Cette randonnée aura finalement été bien plus qu’une simple activité sportive. Elle aura permis de marcher, découvrir, échanger, apprendre et réfléchir ensemble. Elle rappelle surtout que les enjeux environnementaux ne sont pas uniquement l’affaire des grandes conférences internationales : ils se vivent aussi au quotidien, dans nos territoires, nos communautés et nos modes de vie.

À travers sa participation à cette initiative, le CERADD réaffirme ainsi son attachement à la promotion d’un développement durable, inclusif et ancré dans les réalités locales, et à la construction d’une transition écologique qui ne laisse personne derrière.

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